nov
22
2012

Petit florilège d’émotions !

Le coup de cœur. Il va aux futur-e-s salarié-e-s des White Dolls, actuellement en formation au lycée Marcel Cerdan dans la Loire. J’y étais ce matin. J’en reviens confiante quant à nos objectifs d’excellence. J’ai rencontré des couturières et des couturiers motivés, même si l’effort qui leur est demandé est grand. Les déplacements journaliers en rajoutent à la fatigue et à l’angoisse de ne pas y arriver. Les doutes sont légitimes. Ils accompagnent notre aventure. Mais la qualité des liens professionnels qui nous unissent nous aide, chacun là où nous agissons, à nous améliorer encore et encore pour sauver le magnifique savoir-faire de la couture en lingerie corsèterie. Mon rôle de manager m’amène à rassurer et à accompagner. Mais les échanges avec notre équipe renforcent en retour mon dynamisme et me permettent de surmonter les épreuves ! Car il y en a encore, bien évidemment ! A nos couturières et couturiers, je redis ce soir combien je suis FIERE de leur détermination et de leur engagement.

Le coup de projecteur. Il va à l’équipe pédagogique du lycée Marcel Cerdan. Comme nous l’avons vécu avec Pôle emploi, les enseignantes ont compris la dimension exceptionnelle de notre aventure et l’opportunité qu’elle constitue pour réanimer ce savoir-faire en voie de disparition. Elles ont reçu cinq sur cinq le message de l’excellence, tant pour la couture, que dans l’ambiance qui prévaudra demain dans notre atelier. Car le luxe, que nous visons, est autant un niveau de compétences qu’un état d’esprit. Il suppose élégance et courtoisie. Les observateurs de la vie économique vantent le modèle allemand qui sait concilier école et entreprise. L’expérience que nous vivons par cette formation, dans ce partenariat avec le lycée Adrien Testud, est là encore innovante. A toute l’équipe de Lydie Grandclément, proviseure, je dis MERCI ! Merci infiniment de savoir si bien faire bouger les lignes.

Le coup de griffe. Il va à la Caisse des Consignes ! Personne en particulier, bien sûr ! Au système tout entier, certainement ! Quelle mouche m’a donc piquée le jour où j’ai demandé à cette grande maison — dont le rapport d’activité 2011 affiche un ambitieux « Penser l’avenir » — d’entrer à notre capital pour un montant de 40 000 euros ? Oui, quelle drôle d’idée ! Si, en réalité, nous pouvions nous passer de la somme — sachant néanmoins que nous ne sommes pas bien riches —, il nous semblait que cette présence serait un symbole et nous permettrait d’avoir dans notre conseil d’administration le regard d’une institution publique, donc une exigence supplémentaire de réussir. Dans un mail, la Caisse des consignes a estimé que nous n’avions pas besoin d’elle. Elle nous a renvoyés sur l’une de ses « filiales » spécialisée dans l’économie sociale et solidaire pour tenter de trouver le dispositif qui nous conviendrait. Depuis le début, parce que nous donnons des garanties, nous rencontrons des femmes et des hommes qui acceptent de changer de cinq degrés leur angle de vue, des femmes et des hommes qui ont compris que la France des dispositifs était quelquefois contreproductive. C’est pourquoi nous avons considéré la réponse de la Caisse des Consignes comme inopportune, quand tant de citoyens ont compris le symbole de notre aventure — 75 000 euros de dons recueillis par notre souscription. Alors, sur ce point, je dis BRAVO à nos concitoyens mais quel DOMMAGE à la Caisse des dépôts !

Continuez à nous suivre. Merci pour vos mails, vos posts et vos lettres. Et pardonnez-nous de ne pas vous répondre aussi vite que nous le voudrions. Muriel Pranton

Encore plus d’infos sur notre page Facebook qui est publique !